Pas en latin, bien sûr, la langue de l'occupant romain.

Le Christ parlait en araméen. L'araméen, langue internationale du Moyen-Orient sous l'Empire assyrien (1000-600 av. |.-C.), puis langue officielle de l'Empire perse. C'est en araméen qu'on parlait à Jérusalem, à Damas, à Ispahan. En araméen que fut écrit l'Ancien Testament. Les Araméens, nomades venus du nord de la Mésopotamie, étaient présents sur les rivages de la Méditerranée dès le deuxième millénaire av. J.-C. C'était des Sémites et les Hébreux en faisaient partie.

Le mot « hébreu » dérive du mot araméen « habar » qui signifie « traverser ».

En effet, Abraham et sa tribu, pour s'installer en Palestine, avaient dû traverser l'Euphrate.

Peu à peu, l'écriture des Araméens remplaça l'ancien système cunéiforme en usage depuis Sumer et la nuit des temps. Leurs scribes écrivaient sur tablettes d'argile, papyrus ou parchemin.

À l'époque du Christ, l'alphabet araméen avait déjà explosé en trois branches :

  • le syllabique
  • le consonantique (d'où sont issus l'hébreu moderne et l'arabe)
  • le vocalique (origine du grec, du latin et de notre alphabet).

Aujourd'hui, seules de minuscules communautés parlent toujours la langue du Christ, en Irak, en Turquie, en Syrie, et en Iran.

Personnes citées

Jérusalem · Wikipédia ↗

ville du Proche-Orient, sainte pour les trois religions abrahamiques

Ispahan · Wikipédia ↗

Chef-lieu de la province d'Ispahan, en Iran

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