Le français se croit chez lui partout, mais une bonne part de son vocabulaire a passé la frontière avec un simple bagage. La tulipe, arrivée de l’Empire ottoman au XVIe siècle, porte un turban dans son nom. Le chameau remonte à l’hébreu « gamal ». Quant à l’assassin, il viendrait de l’arabe « haschisch », la poudre de feuilles de chanvre.
Certaines fiches tiennent en une ligne : un mot, son sens, sa langue de départ. D’autres racontent une histoire, comme le moïse, ce berceau d’osier qui rappelle le prophète trouvé sur le Nil, ou la jérémiade, héritée des plaintes perpétuelles du prophète Jérémie. On croise aussi des fruits, des danses, des poissons et des navires : les emprunts touchent à tout.
Le filtre par langue d’origine est le meilleur guide parmi ces mots venus d’ailleurs : on suit l’arabe ou l’hébreu comme on suivrait une route de caravanes. On peut aussi les feuilleter de A à Z, lettre par lettre, ou taper un mot dans la recherche.