Le sensAttendre longtemps, et souvent pour rien, devant la porte de quelqu’un. En 1694, le Dictionnaire de l’Académie donnait déjà cet exemple : « Il lui a fait croquer le marmot deux heures durant. »
L’origine
Que l’on se rassure : aucun enfant n’a jamais été dévoré ! L’explication préférée des spécialistes est celle du linguiste Pierre Guiraud. Autrefois, les portes portaient des heurtoirs ornés d’une petite figure grotesque, qu’on appelait un « marmot ». Et « croquer » voulait aussi dire « frapper ».
Croquer le marmot, c’était donc cogner au heurtoir… encore et encore, en attendant qu’on daigne vous ouvrir. D’autres pistes existent, mais celle-ci a le mérite de bien sentir le pied de grue !
Source : Expressio
Personne citée
Pierre Guiraud · Wikipédia ↗
linguiste français