Les noms des notes viennent d’un hymne latin chanté pour la Saint-Jean. Vers 1025, le moine bénédictin Guido d’Arezzo s’en servit pour apprendre le chant à ses élèves : chaque vers commence une note plus haut que le précédent, et sa première syllabe a donné son nom à la note.
L’hymne à saint Jean-Baptiste
UT
Ut queant laxis
Pour que puissent, à pleine voix,
RÉ
Resonare fibris
faire résonner de toutes leurs fibres
MI
Mira gestorum
les merveilles de tes actions
FA
Famuli tuorum
tes serviteurs,
SOL
Solve polluti
efface de leurs lèvres souillées
LA
Labii reatum
la faute,
SI
Sancte Iohannes
ô saint Jean.
En entier : « Pour que tes serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de tes actions, efface la faute de leurs lèvres souillées, ô saint Jean. »
Le si n’est venu qu’au 16e siècle, formé des initiales de Sancte Iohannes. Au 17e siècle, ut est devenu do, plus facile à chanter : de Dominus, le Seigneur, ou du nom du musicologue italien Giovanni Battista Doni.
Une lecture symbolique
Pour les gnostiques, les notes de musique correspondent à une perception de l’espace et de l’astronomie.
- DODominusDieu
- RÉRegina astrisla reine des astres, la Lune
- MIMixtus orbisle lieu où se mêlent le bien et le mal, la Terre
- FAFatumle Destin
- SOLSolarisle Soleil
- LALacteus orbisla Voie lactée
- SISidereus orbisle ciel étoilé
Personnes citées

moine bénédictin et musicien italien

théoricien de la musique italienne
Pour aller plus loin : Note de musique sur Wikipédia