Le mot fait peur, mais son sens littéral est presque paisible : « la vague du port ».
En japonais, « tsu » signifie le port et « nami » la vague. On raconte que des pêcheurs, partis au large, n’avaient rien remarqué d’anormal. En rentrant, ils trouvaient leur port dévasté : la vague ne montrait sa force qu’en arrivant sur la côte.
Le linguiste Robert Ramsey le fait d’ailleurs remarquer : ces vagues ne frappent pas que les ports. Mais le nom est resté.
Et malgré le vieux mot « raz-de-marée », la marée n’y est pour rien. C’est un tremblement de terre, un glissement de terrain ou une éruption volcanique sous la mer qui la déclenche.
En français, le mot s’est bien installé : il prend même un s au pluriel, des tsunamis.
Source : Clés de la rédaction (Gouvernement du Canada)
Personne citée
compositeur et organiste écossais
Pour aller plus loin : Tsunami sur Wikipédia