Contrairement à ce qu’on croit, ce n’est pas le froid qui donne le signal. C’est la lumière : quand les jours raccourcissent, l’arbre comprend que l’hiver approche.

Il cesse alors de fabriquer la chlorophylle, ce pigment vert qui capte le soleil. Mieux : il la démonte pour récupérer ses précieux ingrédients avant de lâcher ses feuilles.

En s’effaçant, le vert dévoile des pigments jaunes et orangés, les caroténoïdes, cousins de ceux de la carotte. Ils étaient là tout l’été, cachés sous le vert !

Les rouges, eux, sont fabriqués en automne avec les sucres restés dans la feuille. Des nuits fraîches et des journées ensoleillées les rendent éclatants. Le brun, enfin, vient des tanins.

Puis la feuille tombe, et l’arbre s’offre une longue sieste d’hiver.

Source : Muséum national d'histoire naturelle

Partager