Fiche osée, réservée aux adultes

Humour grivois : elle reste masquée tant que vous n’avez pas confirmé avoir 18 ans ou plus.

Le sens« Peloter »a détrôné au 19e siècle le vieux verbe « patiner ».

L’origine

Il fait allusion au jeu de paume et signifie « jouer à la paume pour s’exercer ou passer le temps », comme l’explique Furetière, soit faire quelque chose en s’amusant, en attendant d’entamer une partie, une action, pour de bon.

Il suggère aussi un corps-à-corps puisque, selon le dictionnaire de l’Académie, on dit familièrement, que « Deux hommes se sont bien pelotés », pour dire, qu’ils se sont bien battus (corps-à-corps qui devient naturellement érotique au 18e siècle.

D’ailleurs, comme le remarque avec justesse Duneton, le verbe « a conservé quelque chose de ses origines bouliques dans la mesure où l’on pelote essentiellement les rotondités du corps » !

On mentionnera pour finir un synonyme de ces deux verbes peloter, pâtiner), employé aujourd’hui dans le registre de la plaisanterie : lutiner. On en remonte la trace jusqu’au 16e siècle, où il signifie : faire le lutin, tourmenter à la façon d’un lutin, avant de s’appliquer aux taquineries et aux chatteries sensuelles qu’on fait aux femmes en profitant d’une situation de plaisanterie pour se permettre des privautés.

Personne citée

Antoine Furetière
Antoine Furetière · Wikipédia ↗

homme d’Église, poète, fabuliste, romancier et lexicographe français

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